22 avril 2017

DU CONTE AUX FILMS : LA BELLE ET LA BÊTE !

Aujourd'hui je vous retrouve pour un nouvel article « Du livre au film », (enfin presque). Eh oui, il y a peu j'ai été voir le film La Belle et la Bête au cinéma. J'ai donc décidé de vous faire un article sur le conte original, et les différentes adaptations cinématographiques que j'ai pu voir.

Le conte La Belle et la Bête a connu plusieurs versions, mais c'est en 1757 avec celle de Mme Leprince de Beaumont, qu'il rencontra la célébrité. C'est donc de cette version que je vais vous parler.
Pour ce qui est de l'histoire, si vous ne la connaissez pas, nous suivons La Belle, une jeune fille douce, belle et gentille qui vit avec ses deux horribles sœurs, ses trois frères et son père. Pour avoir cueilli une rose, son père se retrouve enfermé par La Bête. La Belle n'hésite pas alors à prendre sa place pour le sauver. Mais celle-ci ignore, que derrière La Bête, se cache en réalité un prince transformé par une fée, à cause de ses mauvaises actions. Et si jamais une jeune fille accepterait de l'épouser, le charme serait alors rompu.

J'ai été extrêmement surprise à la lecture de ce conte ! En effet, il est très court. Mais c'est surtout la morale qui ma surprise : elle est différente de ce que à quoi je m'attendais, même s'il est bien question de « beauté extérieure » et de « beauté intérieure ». Je vous laisse cependant la surprise de la découvrir par vous-même, si un jour vous vous tenter à lire ce conte. Si cette morale est différente, c'est parce que les personnages ne sont tout d'abord pas comme je les connaissais dans les films ; notamment la Bête qui se comporte de façon relativement différente. Ensuite, la malédiction jetée par la fée n'est pas tout à fait celle que je connaissais. De plus, j'ai été surprise, car il n'y a pas de réelle romance entre les deux personnages. 
L'histoire en somme est beaucoup moins belle, et beaucoup moins romantique que ce que nous connaissons.

La Belle et la Bête est donc un conte très court (que vous pouvez d'ailleurs trouver librement sur Internet), qui n'est pas tel que je l'imaginais. La morale est différente, et l'intrigue est bien moins romantique que ce que nous connaissons habituellement. Cependant, cela reste un petit conte sympathique à lire.



LA BELLE ET LA BÊTE 
de 1991, des studios Disney 

La première adaptation du conte que j'ai pu voir est le célèbre dessin animé Disney. Dans ce film, Belle vit seule avec son père dans un petit village. Elle rêve de liberté et de livres, loin des avances de l'orgueilleux Gaston. Un jour, son père un inventeur farfelu, se perd dans la forêt. Il n'a d'autre choix que de se réfugier dans le château de la Bête, où il se fait cependant emprisonner. Belle pour sauver son père, décide alors de prendre sa place, quitte à devenir la prisonnière de la Bête.


  Ce dessin animé, restera toujours un de mes Disney préféré ! En effet, il est tout d'abord magnifique : les dessins sont somptueux ! 
Dans le palais, Belle découvre que la Bête n'est pas le seul à être victime d'une malédiction : les habitants du château ont aussi été touchés, et transformés en objets. Ces personnages, sont très attachants et apportent une bonne dose d'humour au dessin animé. 
Et que serait un Disney sans chanson ? Celles de ce dessin animé là sont superbes !
Pour ce qui est de l'intrigue, le conte de Mme Leprince de Beaumont est modifié pour offrir une histoire plus romantique et plus complexe (et qui fait bien plus rêver). Le personnage de la Bête est plus profond, et la malédiction est légèrement différente, ce qui la rend plus intéressante.

En somme, l'histoire est approfondie et modifiée, pour ne garder que le meilleur de l'idée originale. Et le résultat est très réussi puisqu'au final on obtient un conte moderne, avec de l'action, de l'humour, des personnages inoubliables et bien sûr, une très belle histoire d'amour !




LA BELLE ET LA BÊTE 
de 2014 ; un film franco-allemand, 
avec : Léa Seydoux, Vincent Cassel, André Dussolier, ...


Dans ce film, Belle vit avec ses deux sœurs, ses frères et son père. Celui-ci est un riche marin qui se retrouve un jour ruiné. La famille se voit donc obligée de déménager à la campagne. Le père, se perd un jour en forêt, il se retrouve obligé de s'abriter chez la Bête. Mais, pour lui avoir volé une rose, il se retrouve enfermé. Belle va alors choisir de prendre la place de son père pour le sauver, et va ainsi petit à petit découvrir le passé de la Bête. 
 

Le début de ce film est vraiment très plaisant et extrêmement semblable au conte de Mme Leprince de Beaumont. On découvre la vie des membres de la famille à la ville, les événements qui les conduisent à la ruine, puis on observe leur adaptation à la campagne. C'est un début riche en actions, très intéressant et qui nous fait découvrir beaucoup de choses. Seulement, à partir du moment où Belle devient prisonnière de la Bête, le scénario devient très étrange (pour moi en tout cas). Belle se retrouve plongée dans des visions du passé de la Bête. Malgré cela, on n'observe aucun rapprochement entre les deux personnages. Mais, du jour au lendemain, Belle qui voulait s'enfuir, aime la Bête et reste au château … Le scénario manque donc de cohérence, et c'est sans compter la fin qui part pour moi dans une sorte de délire
Cependant, s'il faut reconnaître quelque chose à ce film : c'est que les décors et les costumes sont magnifiques ! C'est un vrai régal pour les yeux !

Ce film avait donc pour moi un début très prometteur, semblable au conte. Mais la suite c'est révélée peu cohérente et beaucoup trop étrange à mon goût. Néanmoins, c'est un film qui visuellement est époustouflant, que ce soit au niveau des décors ou des costumes.



LA BELLE ET LA BÊTE 
de 2017 ; un film américain, 
avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans, …


Ce film, sorti très récemment, est une adaptation du dessin animé Disney en film. L'histoire est donc la même à quelques détails près. On retrouve également presque toutes les chansons, ainsi que les mêmes personnages.

J'avais très envie de voir ce film, bien que le fait qu'il soit l'adaptation du célèbre dessin animé, me gênait un peu. Néanmoins, cette adaptation en film est très bien
faite ! En effet, les personnages sont tout d'abord très bien cernés : Emma Watson incarne à merveille Belle, Luke Evans est prodigieux dans le rôle de Gaston ! Certains personnages, comme Gaston justement, ou encore comme Lefou, gagnent en profondeur et n'en deviennent que plus intéressants. Il en va de même pour la Bête, dont le caractère est, je trouve, plus intéressant. Ensuite, les chansons sont très bien intégrées au film ! Cela aurait pu paraître étrange de voir de véritables acteurs chanter comme dans les dessins animés Disney, alors que finalement pas du tout, cela semble tout à fait naturel. Les chansons en soit, sont à peu près les mêmes que celles du Disney original, à quelques paroles près.
Pour ce qui est de l'histoire, elle est quasiment la même. Quelques petites choses ont été enlevées, d'autres ajoutées ou modifiées, mais dans l'ensemble, ce film reste très proche du dessin animée. Les causes de l'emprisonnement du père de Belle sont cependant différentes et se rapproche d'avantage du conte original. De même, on découvre et on comprend mieux le passé de Belle et de la Bête. Ce que j'ai adoré !
Le film, visuellement est aussi très proche du Disney : les décors et costumes sont semblables … et le résultat est splendide !

Ce film est donc une adaptation très fidèle du dessin animé, que ce soit au niveau des personnages, des décors, ou de l'intrigue. C'est d'ailleurs pour ma part ce qui me déçoit un peu : j'aurais aimé plus de changements (même si je savais très bien à quoi m'attendre en allant voir le film). Néanmoins, le pari est réussi ! C'est un film très esthétique, qui nous fait passer un agréable moment.



Ces trois films ne sont que quelques-unes des adaptations du conte de Mme Leprince de Beaumont. Mais pour moi, ils contribuent tous, à rendre le conte plus beau, plus magique et plus intéressant qu'il ne l'ait à la base.

2 avril 2017

NOS ÂMES JUMELLES - SAMANTHA BAILLY

« Les auteurs vivent de grandes passions pour pouvoir ensuite les raconter. Ils ne restent sûrement pas plantés à attendre qu'un truc se passe. Ils provoquent le truc... »


Titre : Nos âmes jumelles

Auteur : Samantha Bailly

Édition : Rageot

Pages : 311

Prix: 12,90€


Résumé :

L'une est blonde, l'autre brune. L'une solaire et populaire, l'autre timide et solitaire. Sonia dite Yuna écrit pour une association, Trames, qui publie un fanzine. Elle y rencontre Lou-Tiamat, qui s'affirme dans l'art du dessin suite au divorce brutal de ses parents. Leur amitié virtuelle se double d'échanges sur leurs créations et leur vie affective. Jusqu'au jour où les deux jeunes filles se rencontrent un week-end autour d'un projet…



Mon avis :

J'ai découvert Samantha Bailly sur Youtube. En effet, elle tient une chaîne sur laquelle elle poste régulièrement des vidéos en rapport avec l'écriture. C'est donc tout naturellement que j'ai eu envie de lire ce qu'elle écrivait. Je me suis alors tournée vers Nos âmes jumelles dont j'avais entendu de bons avis.

Dans ce roman, nous alternons les points de vue de Lou et Sonia, deux adolescentes qui ne se sont jamais rencontrées, mais qui vont lier une profonde amitié. Ce sont deux personnages à la fois différents et très proches. Je me suis retrouvée à travers leurs centres d'intérêt (le dessin et l'écriture), et c'est ce qui m'a plu dans ce roman : avoir des points communs avec les personnages. Pourtant, je ne me suis pas plus que cela attachée à elles. En effet, ce sont des personnages assez semblables à beaucoup d'autres, et elles ne m'ont donc pas trop marquée.

L'histoire tourne autour de leur vie, de leur relation et bien sûr autour du dessin et de l'écriture. C'est donc une histoire simple : une histoire sur l'amitié, sur le virtuel et le réel, sur les passions et sur les rêves. Le thème de l'amitié virtuelle est intéressant et bien traité : on observe l'évolution de leur amitié via le forum qui devient "réelle" lors de leur rencontre.
J'ai aussi beaucoup aimé le fait que l'auteur traite à la fois du dessin et de l'écriture, deux arts différents, dans une même histoire. Néanmoins, j'aurais aimé qu'elle aille plus loin en nous faisant découvrir plus amplement les créations de Lou et Sonia.

La plume de Samantha Bailly se lit très bien. Elle est simple, fluide, mais elle n'est pas non plus transcendante. Cependant, ce style simple nous permet de tourner les pages sans nous en rendre compte, et ainsi de lire ce roman rapidement et facilement. 

Ma critique est ultra-courte, mais je suis incapable de construire un avis long sur ce roman. 
Cette lecture est agréable et légère. Le sujet traité est intéressant, mais pour moi, il manque un petit quelque chose. Il en va de même pour les personnages auxquels je n'ai pas réussi à m’attacher, malgré leurs centres d’intérêt communs aux miens.
En somme, j'ai l'impression de n'avoir presque rien à dire sur ce roman, car je me sens trop grande pour ce genre de lecture.



UNE LECTURE LÉGÈRE MAIS LOIN D'ÊTRE EXCEPTIONNELLE

26 mars 2017

L'ANNÉE SOLITAIRE - ALICE OSEMAN

« Extraordinaire, ce n'est jamais qu'une extension d'ordinaire. » 
 

Titre : L'année solitaire

Auteur : Alice Oseman

Édition : Nathan

Pages : 405

Prix : 16,90

Résumé :

On est censés vivre la plus belle période de notre vie. On est jeunes, on est en train de décider de notre avenir (c'est en tout cas ce qu'on nous répète), on a des amis. Mais en fait, tous, on attend que quelque chose change. Becky, ma meilleure amie avec qui je rigole de moins en moins. Lucas, qui réapparaît dans ma vie après toutes ces années. Mon frère Charlie, la plus belle personne que je connaisse. Michael Holden, avec son sourire trop grand. Et moi, la fille la plus misanthrope et pessimiste du lycée. On attend tous que quelque chose change.



Mon avis :

Alice Oseman a écrit ce roman alors qu'elle n'était encore que lycéenne. Ma curiosité m'a piquée au vif. Je devais lire ce livre pour voir de quoi il en retournait. Et je n'ai pas du tout été déçue, mais alors pas du tout !

Ce qui fait la force de ce roman pour moi, se sont les personnages. Ils changent de l'ordinaire : on ne trouve pas de personnages comme ça habituellement dans la littérature young-adult (ou alors c'est juste moi qui n'en ai pas croisés). Les personnages sont originaux, tout en restant incroyablement réels. Ils ne sont pas surfaits ou stéréotypés : ils sont humains.

Dans ce roman, nous suivons Tori une adolescente de 16 ans plutôt pessimiste, assez cynique et légèrement misanthrope (mais juste un tout petit peu). J'ai adoré ce personnage ! Je m'y suis énormément attachée. On ressent vraiment qu'elle n'a pas été inventée par un auteur de 55 ans aux préjugés sur l'adolescence. Je caricature bien entendu. Mais ce que je veux dire, c'est qu'on sent que l'auteur était elle même adolescente quand elle a écrit ce livre. Elle arrive à rendre les personnages « réels » et proches de nous. En effet, je me suis beaucoup retrouvée dans Tori : pas dans le côté misanthrope et pessimiste du personnage, mais dans ses réflexions. Elle fait des remarques et a des interrogations dans lesquelles j'ai parfois retrouvé les miennes. Tori est aussi un personnage avec un franc-parlé (du moins dans ses pensées) sensationnel, elle ose dire les choses telles qu'elles sont. En bref, Tori est un personnage au caractère original, et on prend beaucoup de plaisir à être mêlé à ses pensées.
Tori va faire la rencontre de Michael Holden, un garçon d'un an de plus qu'elle. Michael n'est pas parfait, loin de là. Il a ses défauts, ses qualités. Il s'emporte parfois, est surprenant aussi. Il est d'humeur changeante, mais c'est ce qui le rend humain, et c'est ce qui fait que Michael Holden est Michael Holden et que je l'ai adoré.

L'intrigue tourne autour de « Solitaire » et du mystère qui l'entoure (vous découvrirez de quoi je parle si vous lisez ce livre). On a envie de savoir et de comprendre, même si Tori ne semble pas s'en soucier. Mais, on prend aussi énormément de plaisir à suivre le quotidien de la jeune fille. Car oui, l'histoire reste avant tout assez simple et « le mystère Solitaire » n'en occupe qu'une partie ; ce qui compte c'est la vie de Tori et c'est d'observer l'impacte que « Solitaire » va avoir dessus.
Dans ce roman, l'auteur fait de nombreuses références à des livres et à des films actuels et connus. Ces petites allusions ne sont pas grand-chose, mais donne l'impression que l'histoire est véritablement inscrite dans notre époque. Elles m'ont souvent fait sourire et m'ont sans doute rapprochée un peu plus des personnages.

Alice Oseman a une plume bien affirmée. Son style d'écriture est moderne et fluide. Les phrases sont courtes et suivent le cours des pensées de Tori. On passe donc parfois d'un sujet à un autre sans transitions ; et c'est ce qui rend cette plume moderne. En bref, ce roman est très bien écrit, et cela dans un style actuel et sans retenue.


J'ai eu beaucoup de mal à savoir si oui ou non, j'avais eu un coup de cœur pour ce roman. Et je pense que la réponse est oui. Oui, j'ai eu un petit coup de cœur pour l'Année Solitaire, car les personnages sont humains, sont attachants et que je ne suis pas prête d'oublier le caractère de Tori : son cynisme et son pessimisme pourtant si juste, ni d'oublier Michael Holden, un personnage beau à sa manière. Oui, c'est aussi un petit coup de cœur car la plume d'Alice Oseman fait du bien. Et oui, parce que j'ai dévoré ce roman en deux ou trois jours.



UN COUP DE CŒUR !

19 mars 2017

HARRY POTTER ET L'ENFANT MAUDIT - JACK THORNE & JOHN TIFFANY

« Il n'existe pas de réponse parfaite dans ce monde d'émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l'espèce humaine, hors de portée de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison : la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c'est comme respirer."



Titre : Harry Potter et l'enfant maudit

Auteur : Jack Thorne, John Tiffany, J.K Rowling

Édition : Gallimard Jeunesse

Pages : 341

Prix : 21€

Résumé :

Être Harry Potter n'a jamais été facile et ne l'est pas davantage depuis qu'il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d'un héritage familial dont il n'a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.



Mon avis :

Bien qu'étant une inconditionnelle fan de Harry Potter, je ne me suis pas jetée sur ce livre. Au contraire, j'étais même très sceptique à l'idée que « J.K Rowling écrive une suite », car pour moi toute bonne saga doit avoir une fin, et celle de Harry Potter était parfaite.
C'est donc uniquement quand je l'ai vu par hasard à la bibliothèque, que j'ai décidé de le lire (bien que je m'étais tout de même fait volontairement spoilée l'histoire au préalable).
Je ne vais pas y aller par quatre-chemins, autant vous dire tout de suite de but en blanc, que pour moi cette pièce de théâtre est médiocre.

On retrouve dans cette pièce de théâtre un nombre assez conséquent de personnages déjà présents dans Harry Potter. Pourtant, je n'avais pas l'impression de les reconnaître. Harry et Ron (pour ne citer qu'eux) sont méconnaissables et pas dans le bon sens du terme. En effet, Harry est un personnage devenu exécrable, insupportable, parfois vraiment stupide et qui se comporte de façon incompréhensible. On se demande souvent ce qui lui passe par la tête pour faire ou dire de telles absurdités, qui sont loin d'être toujours très tendres. Ron quant à lui est devenu un "pseudo Fred", qui passe pour un profond idiot et qui ne sait faire que des blagues ridicules. Non, je suis désolée, Ron est bien plus que cela : ce n'est pas un personnage boute-en-train abruti même s'il a de l'humour, c'est un personnage au caractère complexe.
Dans cette pièce de théâtre, on fait le connaissance de deux personnages importants : Albus et Scorpius. Scorpius est un personnage dont j'avais entendu beaucoup de bien. Pourtant, il ne m'a pas marqué tant que cela et me semble même un peu fade. Albus, le personnage principal de cette histoire, est quant à lui insupportable. On ne comprend pas très bien ces motivations. En effet, même s'il ne vit pas une vie très facile, cela ne justifie pas qu'il agisse de la sorte sur un coup de tête. En bref, j'avais envie de le baffer tout au long de l'histoire. Le problème ne vient pas que du personnage, je le sais bien, mais aussi de l'intrigue qui semble tellement irréfléchie que c'en est affligeant.

Vous l'aurez compris l'intrigue ne m'a pas du tout plu. Il est assez difficile d'expliquer pourquoi sans trop vous en dire. Mais pour faire simple, disons que le scénariste a choisi un prétexte stupide et incohérent pour pouvoir mettre en scène une succession d'actions qui devait permettre aux lecteurs et aux spectateurs de retrouver l'univers familier des 7 tomes de Harry Potter. Seulement, ça ne tient pas la route. L'élément déclencheur choisi est grotesque, les péripéties semblent irréfléchies, et les actions effectuées par les personnages ont des conséquences incohérentes. Au bout du compte, est-ce qu'on y croit ? Non. Au contraire, on a plutôt l'impression de lire une mauvaise fanfiction. Et encore, je ne vous parle même pas d'un nombre énorme de détails qui sont incohérents avec l'univers crée par J.K Rowling.
Il faut être objectif : ce n'est pas parce que « c'est Harry Potter » que c'est bien. Cette pièce de théâtre n'arrive à la cheville d'aucun des 7 tomes de la saga, et on ne retrouve clairement pas la magie de l'univers.

Si je dois tout de même accorder quelque chose de positif à cette pièce de théâtre, c'est qu'elle se lit très bien, très facilement et que la forme « théâtre » ne m'a personnellement pas dérangée. De plus, je dois avouer que je serais tout de même curieuse de la voir jouée sur scène, car les effets spéciaux et les décors décrits dans les didascalies doivent être assez grandioses. En lisant la pièce, on a du mal à visualiser ce que cela peut donner, et on se demande comment les metteurs en scène peuvent s'y prendre pour créer cela.

On aura beau dire tout ce qu'on voudra, pour moi cette pièce de théâtre ne sera jamais la suite ou « le 8ème tome » de Harry Potter. Je la considère comme une sorte de mauvaise fanfiction, au scénario et aux personnages incohérents, ridicules et grotesques, qui cependant aurait été publiée.




GROTESQUE ET INCOHÉRENT !