15 mai 2018

L'AUBE SERA GRANDIOSE - ANNE-LAURE BONDOUX

« Comment démêler le vrai du faux lorsqu'on a affaire à un écrivain ? Et encore pire : à des souvenirs d'enfance, racontés par un écrivain. »

Titre : L'aube sera grandiose

Auteur : Anne-Laure Bondoux

Édition : Gallimard Jeunesse

Pages : 296

Prix : 14,90€

Résumé :

Titania emmène sa fille, Nine, seize ans, dans une mystérieuse cabane au bord d'un lac. Il est temps pour elle de lui dévoiler des événements de sa vie qu'elle lui a cachés jusqu'alors. Nine écoute, suspendue aux paroles de sa mère. Flash-back, anecdotes, personnages flamboyants, récits en eaux troubles, souvenirs souvent drôles et parfois tragiques, bouleversants, fascinants secrets... Peu à peu jaillit un étonnant roman familial, qui va prendre, pour Nine, un nouveau tour au matin..

Mon avis :

Alors que j'avais beaucoup, beaucoup de travail, je m’acharnais à vouloir absolument lire des classiques alors que j'avais vraiment besoin d'une lecture « détente », j'ai donc finalement décidé d'arrêter de vouloir me forcer et j'ai emprunté L'aube sera grandiose, dont on a partout fait l'éloge.

L'aube sera grandiose est une lecture vraiment douce, très agréable. C'est un roman qui n'est pas prise de tête mais qui n'est pas non plus cliché ou simpliste. Et pour cela cette lecture m'a vraiment fait du bien car c'était justement le genre de roman qu'il me fallait à ce moment là.
Titania raconte son histoire à sa fille Nine au cours d'une unique nuit. Nous, lecteurs, nous retrouvons exactement dans le même cas que Nine : nous ne savons rien de la véritable histoire de Titania. Tout comme Nine, nous découvrons donc tout petit à petit à mesure que la nuit avance.
Titania est un personnage que j'ai vraiment apprécié : j'ai aimé pouvoir suivre son « soi » du passé, la voir grandir et évoluer, tout en la découvrant de sa propre bouche (« du présent »). Cet enchâssement entre présent et passé fait d'ailleurs toute la richesse de ce livre et le rend original, différent des autres romans jeunesses.
Nine quant à elle a finalement moins d'importance, mais je dois avouer qu'elle m'a quand même franchement agacée : elle est le cliché de l'adolescente accro à son portable, qui ne peut pas survivre sans réseau ou sans internet, alors même que sa mère lui raconte une histoire palpitante qui la concerne.

L'histoire que nous conte Titania est finalement assez simple, c'est sa vie, avec des événements parfois inattendus ou surprenants mais qui ne sont pas non plus sensationnels. En fait, il faut attendre la fin du roman pour comprendre pleinement certains événements de sa vie. Bien sûr on sait dès le début (Titania attise notre curiosité dès les premières pages) qu'il va y avoir une révélation. Cependant je dois dire que j'ai été légèrement déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus incroyable : pour moi ce que nous révèle Titania ne justifie pas tout et c'est ce qui m'a déçu.

Le style de l'auteur est simple, agréable, fluide. Elle nous emporte dans son histoire et mène avec habileté son récit à deux temps.

Je n'ai pas grand chose de plus à dire car je ne voudrais pas trop en dire sur l'histoire.
Mais, ce qui ressort de cette lecture c'est vraiment une sensation d’apaisement. C'est une lecture douce, plaisante, qui n'est pas prise de tête mais qui n'est pas non plus « niaise ». Je vous recommande donc à 100% ce roman si vous rechercher un bon roman pour vous détendre et vous réconforter.

UNE LECTURE DOUCE ET AGRÉABLE

25 mars 2018

L'ASSASSIN ROYAL, T.1 : L'APPRENTI ASSASSIN - ROBIN HOBB

« Si ces gens avaient été des chiens, ils m'auraient reniflé sous toutes les coutures, puis se seraient retirés. Mais les humains n'ont pas ce sens inné du respect. »


Titre : L'assassin royal, t.1 : l'apprenti assassin

Auteur : Robin Hobb

Édition : J'ai lu

Pages : 510

Prix : 8,50€


Résumé :

Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère- décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que FITZ reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L' enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...


Mon avis :

J'avais entendu beaucoup de bien de cette saga, mais aussi des avis assez mitigés, c'est pourquoi j'ai eu envie de me faire mon propre avis sur ce classique de la fantasy en me plongeant dans le premier tome.

Je ne vous cache pas avoir été longue à me mettre dans l'histoire, mais en fait le problème venait plutôt de moi, et non du roman : je coupais beaucoup trop ma lecture pour pouvoir pleinement m'y plonger. Passé ce cap, une fois que je me suis vraiment mise à lire de façon régulière, j'ai commencé à apprécier beaucoup plus ma lecture.

L'univers décrit est sympathique, intéressant, mais pas aussi complexe que je me l'étais imaginé. Le problème, pour moi, c'est cependant l'histoire : nous suivons la vie de Fitz, et c'est tout. Certes il n'a pas une vie comme tout le monde, certes il vit de petites aventures, mais il n'y a pas de quête, pas de réelle intrigue, et je trouve ça dommage. Néanmoins c'est ce qui fait aussi l'originalité du roman, je dois le reconnaître. Mais c'est ce qui m'a déçu, vraiment.

Ce que j'ai vraiment aimé dans ce roman c'est les personnages, en particulier Fitz : je me suis réellement attachée à lui, de même qu'à Burrich, etc. Et quand je dis ça, ce n'est pas comme dans certains romans où les personnages sont attachants mais sans plus. Non, j'ai vraiment apprécié le personnage de Fitz. Je pense que pour le coup, l’absence d'intrigue m'a quand même permise de me « rapprocher » de ce personnage, puisque de ce fait nous le suivons de son enfance jusqu'à son adolescence : nous partageons sa vie, qu'il nous dicte lui même, bien des années après.

Malgré cette « absence » d'intrigue, certains passages sont néanmoins vraiment sympathiques et très intéressants. J'ai notamment beaucoup apprécié suivre la formation d'assassin, ou les autres formations que suit Fitz, que j'aurais même aimé voir être plus développées.

Robin Hoob a un style loin d'être simple, même si elle raconte son histoire à la première personne : les descriptions notamment sont riches, très fournies. Les dialogues sont aussi souvent des dialogues au style indirect. Mais son style est agréable et j'ai beaucoup apprécié les petites touches d'humour qu'elle y glisse parfois.

En conclusion je regrette que ce roman n'ait pas une intrigue véritable car il aurait alors été vraiment génial ! En effet : Fitz est un personnage auquel je me suis profondément attachée et que j'ai beaucoup apprécié suivre. L'univers est aussi très intéressant et bien développé, et certains passages sont vraiment très agréables à lire. Je peux donc dire que si j'ai un regret c'est uniquement car c'est un bon roman de fantasy et que l'auteur aurait donc pu le rendre, selon moi, encore meilleur.


UNE TRÈS BONNE LECTURE AU PERSONNAGE PRINCIPAL ATTACHANT


11 mars 2018

PHOBOS, T.2 - VICTOR DIXEN

« Même dans les situations les plus difficiles, il reste toujours un espoir, même dans les mines les plus asséchées, il reste toujours une pépite. »



Titre : Phobos2

Auteur : Victor Dixen

Édition : Robert Laffont (collection R)

Pages : 490

Prix : 17,90€

Résumé :

REPRISE DE LA CHAÎNE GENESIS DANS
3 SECONDES...
2 SECONDES... 
1 SECONDE...



ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.

Mon avis :

Je vous retrouve pour une petit critique un peu tardive, car cela fat maintenant un moment que j'ai achevé cette lecture …
Le tome 1 de Phobos avait été une excellente lecture, très addictive, j'en espérait donc autant de ce second tome.

Phobos2 reprend au quart de tour, là où Victor Dixen s'était arrêté à la fin du tome 1, nous laissant sur une note pleine de suspense.
Dès le début on est pris dans l'histoire. On tourne les pages très vite tant l'histoire est addictive. L'intrigue se poursuit avec son lot de révélations et de rebondissement et comme pour le premier tome, je trouve que Victor Dixen a d'excellentes idées auxquelles il réussit totalement à nous faire adhérer.
Vous vous en doutez, j'ai dévoré ma lecture en quelques jours : je ne pouvais pas la lâcher !

Ce que j'avais aimé dans le premier tome, c'était aussi l'alternance des points de vue et ce côté très cinématographique des différents « champs ». On retrouve ce même fonctionnement pour ce second tome, pour mon plus grand bonheur. Mieux encore (je dois avouer que dans le tome 1 j'avais une préférence pour les passages mettant en scène Léonor), j'ai encore plus apprécié les passages du point de vue des autres protagonistes (or Serena McBee) dont le rôle dans l'intrigue se précise.

Victor Dixen termine encore une fois son roman sur un cliffhanger qui ne nous donne qu'une envie : lire la suite !

Dans le premier tome j'avais quelque peu été légèrement déçue par les personnages. Disons que j'avais le sentiment pour certains de ne pas avoir pu apprendre à les connaître vraiment. Et comme je m'y attendais, ce second tome m'a permis de mieux découvrir certains ces personnages.
J'ai d'ailleurs été contente de retrouver Léonor (même si elle m'agace franchement parfois) et ses compagnons de voyage. Mon petit regret est peut-être que malgré tout, je n'arrive pas franchement à m'attacher aux personnages que je trouve parfois un peu trop « fleur bleue », ou énervants (mais bon leur caractère se justifie par leur choix même de participer au programme Genesis).

Si je devais faire un petit reproche au roman, ce serait que parfois j'ai le sentiment que les dialogues sont trop artificiels et sonnent un peu faux. Mais cet aspect peut s'expliquer par l'intrigue elle-même.

Ce second tome de Phobos est arrivé pour moi je pense au bon moment : cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de livre youngadult et cela m'a fait un bien fou ! J'ai dévoré ma lecture, qui comme pour le premier tome s'est révélée très addictive. Je ne regrette pas d'avoir ouvert ce second roman (que j'aurais très bien pu ne pas lire, stupide que je suis, malgré mon engouement pour le premier tome), qui ne me donne qu'une envie : lire la suite.
Bref, je ne peux que vous conseiller cette suite, tout aussi excellente que le premier roman, voir peut-être même meilleure car elle nous apprend à mieux connaître certains personnages et nous permet de commencer à comprendre certains éléments d'intrigue en nous apportant plusieurs révélations. 
 

UNE LECTURE TRÈS ADDICTIVE

9 mars 2018

CE MOIS-CI J'AI VU ... [FÉVRIER]



 TOUS EN SCÈNE
2017, un film d'animation américain de Garth Jennings
Avec Patrick Bruel, Jenifer Bartoli, Elodie Martelet, ...

Buster Moon est un élégant koala qui dirige un grand théâtre, jadis illustre, mais aujourd’hui tombé en désuétude. Buster est un éternel optimiste, un peu bougon, qui aime son précieux théâtre au-delà de tout et serait prêt à tout pour le sauver. C’est alors qu’il trouve une chance en or pour redorer son blason tout en évitant la destruction de ses rêves et de toutes ses ambitions: une compétition mondiale de chant. Cinq candidats sont retenus pour ce défi: Une souris aussi séduisante que malhonnête, un jeune éléphant timide dévoré par le trac, une truie mère de famille débordée par ses 25 marcassins, un jeune gorille délinquant qui ne cherche qu’à échapper à sa famille, et une porc épic punk qui peine à se débarrasser de son petit ami à l’égo surdimensionné pour faire une carrière solo. Tout ce petit monde va venir chercher sur la scène de Buster l’opportunité qui pourra changer leur vie à jamais.

Tous en scène est un dessin animé sympathique, avec des personnages plutôt attachants et une superbe bande son. Cependant, il manque selon moi un petit quelque chose à l'histoire sans doute trop prévisible … Mais, je ne saurais reprocher rien d'autre à ce dessin animé qui je pense s'adresse avant tout aux plus jeunes.



LE SENS DE LA FÊTE
2017, un film français de Eric Toledano, Olivier Nakache
Avec : Jean-Pierre Bacri, Gilles Lellouche, Jean-Paul Rouve, ...

Max est traiteur depuis trente ans. Des fêtes il en a organisé des centaines, il est même un peu au bout du parcours. Aujourd'hui c'est un sublime mariage dans un château du 17ème siècle, un de plus, celui de Pierre et Héléna. Comme d'habitude, Max a tout coordonné : il a recruté sa brigade de serveurs, de cuisiniers, de plongeurs, il a conseillé un photographe, réservé l'orchestre, arrangé la décoration florale, bref tous les ingrédients sont réunis pour que cette fête soit réussie... Mais la loi des séries va venir bouleverser un planning sur le fil où chaque moment de bonheur et d'émotion risque de se transformer en désastre ou en chaos. Des préparatifs jusqu'à l'aube, nous allons vivre les coulisses de cette soirée à travers le regard de ceux qui travaillent et qui devront compter sur leur unique qualité commune : Le sens de la fête.

Le sens de la fête, c'est un film original. Original à la fois dans sa construction et dans son scénario. Le scénario est simple d'ailleurs, mais cela fonctionne très bien.
 L'humour du film est bien particulier, parfois très cassant. Et, je dois avouer que ça fait plaisir de voir un film humoristique (mais pas que) qui change des comédies franchouillardes un poil lourddingues.
Ce film est porté par une ribambelle d'acteurs connus qui excellent dans leur rôle et nous offrent des situations à la fois drôles et naturelles.
Bref, ce film qui sort de l'ordinaire vaut le coup d’œil !



THE TOURIST
2010, un film franco-américain de Florian Henckel von Donnersmarck
Avec Johnny Depp, Angelina Jolie, Timothy Dalton

Pour se remettre d’une rupture amoureuse, Frank, simple professeur de mathématiques, décide de faire un peu de tourisme en Europe. Dans le train qui l’emmène de Paris à Venise, une superbe femme, Élise, l’aborde et le séduit. Ce qui commence comme un coup de foudre dans une ville de rêve va vite se transformer en course-poursuite aussi énigmatique que dangereuse…

The tourist est un film d'espionnage (si on peut le qualifier comme cela) loin d'être prise de tête. Les personnages sont plutôt froids mais nous offrent une histoire sympathique avec un gros rebondissement final et quelques scènes plutôt amusantes.
Ce film nous offre également de belles vues de Venise, mais heureusement qu'il ne dure qu'1h40, car c'est tout de même loin d'être un chef d’œuvre.
The tourist (avec un Johnny Depp qui incarne un rôle plutôt « normal » pour une fois), réussit quand même son pari en nous offrant une bonne distraction.



LA LA LAND
2017, de Damien Chazelle,
Avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend, ...

Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions.
De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance.
Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent…
Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?

Je ne vais pas me faire que des amis avec les lignes qui vont suivre mais tant pis.
Je n'ai pas aimé La La Land … Mais alors pas du tout.
Résumons pourquoi :
Tout d'abord les musiques. Je ne suis pas une fan de comédies musicalse, mais en l’occurrence, j'ai trouvé que les musiques de La La Land ne servaient pas l'histoire et n'étaient franchement pas fameuses.
Ensuite l'histoire. Si l'histoire avait été bien, j'aurais pu oublier le reste et apprécié ce film … Mais non ça n'a pas fonctionné avec moi ... En effet, ce n'est ni une histoire d'amour à proprement parler puisqu'on ne suit pas vraiment l'évolution de la relation des deux personnages, ni une histoire consacrée à la carrière des dits personnages (qui est d'ailleurs vite expédiée à la fin du film). L'histoire a donc pour moi de grosses lacunes. De plus les décisions des personnages sont parfois grotesques et on se retrouve donc au bout du compte avec une histoire peu crédible. 
Parlons aussi de la fin. C'est peut-être le meilleur moment du film, et je peux comprendre son côté émouvant mais, avons-le, elle arrive quand même comme un cheveux sur la soupe.
Pour finir, l'ambiance. Je n'ai pas compris l'intérêt de donner une ambiance vintage au film ... Éclairez-moi si vous y avez un intérêt (autre que visuel). 
En bref, ce film est pour moi cucul. Ce n'est pas l'histoire qui est cucul. Non ce côté "cucul" vient de l'accumulation de tous ces éléments qui se veulent forts, profonds et émouvants mais qui ne sont pour moi rien de tout cela.
J'arrête ici de m'acharner sur ce pauvre film en reconnaissant tout de même la performance des acteurs.