29 septembre 2017

LES ROYAUMES DU NORD - PHILIP PULLMAN



« Alors je vous aiderai dans votre mission, jusqu'à ma mort, ou jusqu'à votre victoire. Le prix à payer est mon armure. Je veux la récupérer, car alors, je n'aurai plus jamais besoin de boire. »


Titre : Les Royaumes du Nord, (tome 1 de la trilogie À la Croisée des Mondes)

Auteur : Philip Pullman

Édition : Gallimard jeunesse, Folio Junior, Folio

Pages : 500

Prix : 8,90€







Résumé :

Ce n'était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans: Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d'Oxford à la recherche éperdue d'aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d'une extraordinaire particule. D'une taille microscopique, la Poussière - que l'on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord - est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises... Jetée au cœur d'un terrible conflit, Lyra sera forcée d'accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s'opposent des forces que nul ne l'avait préparée à affronter.


Mon avis :

J'avais entendu beaucoup de bien de la trilogie À la Croisée des Mondes de Philip Pullman. C'est donc avec beaucoup de curiosité que je me suis lancée dans le premier tome.

D'emblée, l'auteur nous propulse dans un univers incroyable ! Et autant vous le dire de but en blanc : je l'ai adoré ! Pourquoi ? Tout d'abord parce que Philip Pullman a su créer une ambiance unique, mêlant à la fois modernité et « archaïsme » pour un résultat assez « steampunk ». Ensuite, parce qu'il a réussi à intégrer des touches de magies à son univers, sans pour autant tomber dans le ridicule ; on y croit. Mieux, on voudrait y être ! Eh oui, il m'a donné envie de me rendre dans son univers pour notamment faire l’acquisition d'un daemon, une idée que je trouve juste géniale (mais dont vous découvrirez la signification en lisant le roman) ! En somme, son univers à la fois original, familier mais extraordinaire, et bien réfléchi, m'a conquise.

Dans cet univers si étonnant, nous allons suivre le personnage de Lyra, une fillette de onze ans qui n'hésite pas à se plonger dans l'aventure, peu importe les risques.
Lyra est un personnage attachant. En effet, elle a un fort caractère, tout en restant naturelle (on ne tombe pas dans les clichés), et conserve en même temps son âme d'enfant et son insouciance.
On se laisse porter par son histoire, se demandant où l'auteur va nous mener. Puis, arrive les 150 dernières pages qui se révèlent captivantes : les actions s'enchaînent ! Et quand on referme le roman, notre soif n'est pas étanchée : on veut la suite !

Les Royaumes du Nord est donc un roman très agréable à lire. Philip Pullman nous dépeint un univers unique et nous fait voyager dans des lieux splendides. Il nous embarque aux côtés d'une héroïne attachante, dans une histoire pleine d'actions. Conclusion ? On en redemande ! 

 

UNE EXCELLENTE LECTURE AVEC UN UNIVERS INOUBLIABLE


24 septembre 2017

LE MONDE DE CHARLIE - STEPHEN CHBOSKY

« Et à cet instant là, je te jure, on était éternels. »
 

Titre : Le monde de Charlie (Pas raccord)

Auteur : Stephen Chbosky

Édition : Sarbacane, Le Livre de Poche Jeunesse

Pages : 252

Prix :13,50€ (broché), 5,90€ (poche)

Résumé :

Au lycée où il vient de rentrer on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas "raccord". Pour son prof de lettres, c'est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge - jusqu'au jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile.
La musique, les filles, la fête: c'est tout un mode que Charlie découvre...




Mon avis :

C'est sur les conseils d'une amie que je me suis procuré Le monde de Charlie, dont j'avais déjà entendu un peu parler.

Dans ce roman, nous suivons le personnage de Charlie, un garçon de 15 ans. Parce qu'il appréhende sa rentrée au lycée, il décide de se confier à un inconnu en lui écrivant des lettres.
Le monde de Charlie, est un donc un roman épistolaire (dans un seul sens du moins). Nous suivons ainsi Charlie, jour après jour, à travers ce qu'il raconte lui-même.
Charlie est un personnage vraiment très touchant. Il est différent des autres, timide,  isolé, intelligent, mais aussi un peu « gamin ». J'ai d'ailleurs été surprise par la façon dont il écrivait ; j'ai dans un premier temps trouvé son style plutôt enfantin, avant de me rendre qu'il était au contraire sans doute assez réaliste. Bref. Charlie est un personnage doux, attachant. On a envie de lui parler, de le rencontrer, de le réconforter (et parfois de lui dire de ne surtout pas faire ce qu'il veut faire !) C'est donc un personnage auquel je me suis profondément attachée. A la fin du roman, j'avais envie que l'histoire se poursuive pour voir ce qui allait lui arriver.
Charlie va faire la rencontre de Sam et Patrick. Deux terminales déjantés qui lui font découvrir tout un monde. Patrick est un personnage complexe, à la fois drôle et triste, et j'ai particulièrement aimé découvrir son histoire. Au contraire, Sam est un personnage que j'ai eu du mal à cerner. J'ai le sentiment que l'auteur ne nous en dit pas assez à son sujet, et c'est bien dommage vu la place qu'elle occupe dans le cœur de Charlie.

L'histoire de ce roman est simple ; c'est la vie de Charlie durant une année scolaire, avec ses hauts et ses bas. C'est une belle histoire d'amitié, une histoire touchante et juste, comme on en trouve peu dans les romans de ce genre (ce n'est pas cliché, pas surfait, pas « niaiseux ») .

C'est sans doute un tout petit plus, mais j'ai aussi adoré le fait que l'auteur nous laisse une liste des musiques préférées de Charlie (qui ont une petite place dans l'histoire). Aussi, je me suis empressée d'aller écouter cette superbe bande-son qui m'a plongée un plus dans les années 80-90.

En bref, Le monde de Charlie est un excellent roman (semi-autobiographique !), plein de sensibilité, qui vous marque. L'histoire est simple et belle. Elle est portée par un personnage touchant et inoubliable. 

 

UN PERSONNAGE TOUCHANT, UNE TRÈS BELLE HISTOIRE, UN PETIT COUP DE CŒUR

31 août 2017

BARBE BLEUE - AMÉLIE NOTHOMB

« L'inventeur du champagne rosé a réussi le contraire de la quête des alchimistes: il a transformé l'or en grenadine. »


Titre : Barbe Bleue

Auteur : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel, Le Livre de Poche

Pages : 170 (broché), 128 (poche)

Prix : 16,50€ (broché), 5,90€ (poche)


Résumé :

« La colocataire est la femme idéale. »





Mon avis :

Je n'attendais pas spécialement grand chose de ce roman, mais j'ai tout de même été vraiment déçue …

D'emblée Amélie Nothomb nous plonge dans un univers particulier et assez dérangeant, comme ceux qu'on lui connaît bien :
Dans une riche maison de Paris vit un homme qui ne sort jamais de chez lui et qui recherche une colocataire. Saturnine se présente à l'entretien pour obtenir la place et découvre que cet homme a déjà eu avant de nombreuses colocataires, qui ont toutes disparues. Malgré cette révélation inquiétante, Saturnine décide tout de même de tenter sa chance pour obtenir une chambre dans cette mystérieuse maison. Petite précision : rien de ce que je viens de dire n'est un spoiler puisque qu'on découvre cela à la première page du roman.
Dès le début, l'auteur pose donc les bases de son histoire et de son univers. Mais, le problème (dès le départ), vient de Saturnine : elle est au courant de tout, mais persiste à vouloir rester chez cet homme qu'elle méprise, pour l'unique raison qu'il lui permet d'accéder au luxe (et cela pour un loyer ridicule). Saturnine est un personnage antipathique, et ses motivations ne la rendent qu'encore plus agaçante et superficielle. C'est un personnage qui n'est pas crédible. Personne n'agirait tel qu'elle le fait. Alors qu'elle méprise son colocataire, elle continue de le fréquenter régulièrement, et cela malgré les soupçons qui pèsent à son égard …
Va survenir alors un événement qui arrive du jour au lendemain, et qui fait basculer la tournure de leur relation. Cette évolution des sentiments de Saturnine, est beaucoup trop soudaine, et incohérente avec les pensées du personnage.
Vous l'aurez compris, Saturnine est un personnage qui n'est ni intéressant, ni agréable, ni crédible.

L'histoire en elle-même est comme je le disais, elle aussi, peu crédible du fait de l'évolution brutale et insensée des sentiments de Saturnine, qui ne manifeste d'ailleurs aucune curiosité vis à vis des anciennes colocataires disparues. En somme, l'histoire ne s'oriente non pas sur le mystère de ces disparitions, mais sur la relation et les échanges entre Saturnine et son colocataire.
Ces échanges sont d'ailleurs essentiellement concentrés sur le champagne (qui occupe une grande part du livre). Les personnages sont obsédés par le champagne et passent leur temps à en boire. Cette obsession du champagne est absurde et assez agaçante, d'autant qu'elle ne sert pas l'histoire. Néanmoins, on retrouve bien ici la particularité des romans d'Amélie Nothomb qui ont tous un côté déjanté.
La fin du roman, quant à elle, est brutale, vraiment dérangeante et assez morbide. Mais je ne peux en dire plus.

Ce roman se lit très rapidement, en une ou deux heures ! Amélie Nothomb a toujours une écriture fluide, belle et naturelle. On prend plaisir à lire son livre qui est très bien écrit et dont les tournures de phrases sont simples et agréables. Dommage que le reste ne suive pas …


Réécrire le conte de "Barbe bleue" avait pour moi du potentiel. Et qui mieux que Amélie Nothomb pour créer quelque chose de sombre, dérangeant et mystérieux, comme elle avait pu le faire avec son roman Mercure ?
Mais, j'ai été profondément déçue … J'ai le sentiment que l'auteur est tombée dans la facilité, avec un personnage incohérent, inintéressant et antipathique, une histoire qui passe au second plan, et beaucoup trop de passages consacrés au champagne !
Barbe bleue se lit néanmoins très agréablement grâce à la belle plume de l'auteur. Dommage qu'elle ait choisi de traiter cette histoire de cette manière. Bien sûr, on pourra toujours dire qu'il faut justement envisager cette histoire comme un conte (comme l'original), mais je suis désolée, pour moi ça ne passe pas, c'est trop facile !


UN ROMAN DÉCEVANT QUI TOMBE DANS LA FACILITÉ 
 

18 août 2017

DES LIVRES A LIRE POUR LES COURS #2

Je vous retrouve aujourd'hui pour un second article « Des livres pour les cours ». Je sais, les vacances ont commencé depuis longtemps, mais justement, autant vous le publier avant la rentrée !
Dans le premier article je vous parlais des trois premières lectures que j'ai lues pour les cours. Eh bien aujourd'hui, je vais vous présenter les neuf autres ! Ce n'est pas du tout équilibré comme vous pouvez le constater, mais j'ai préféré tout regrouper dans un seul article plutôt que d'en écrire deux.
Bon, trêve de bavardages. 









Cette année dans le cadre de mes cours de français, j'ai donc lu Dom Juan. J'étais ravie de pouvoir découvrir ce classique de Molière, mais j'ai été véritablement déçue … Comme vous le savez sans doute, cette pièce de théâtre raconte l'histoire de Dom Juan, un libertin qui s'amuse à séduire de nombreuses femmes. 
 
La pièce s'est révélée très étrange, avec des éléments surnaturels qui ne cadraient pas avec le ton adopté. L'histoire était loin de mes attentes. Je m'attendais à lire une pièce qui tournerait véritablement autour des conquêtes de Don Juan, alors que celle-ci s'oriente finalement du côté de la religion.
Il est assez difficile de réellement expliquer ce que je ressens sans vous révéler la fin de la pièce (qui m'a d'ailleurs vraiment étonnée, mais pas dans le bon sens du terme, puisque je l'ai trouvée grotesque ...).
Cette importance de la religion dans la pièce est néanmoins un point que j'ai trouvé intéressant, car on peut alors observer toute la modernité des pensées de Don Juan (pour l'époque). Dans l'édition que je lisais, on pouvait d'ailleurs lire les passages qui ont été censurés lors des représentations ! Ainsi, pour moi, l'intérêt de cette pièce réside donc dans la modernité des propos tenus, quand on les remet dans le contexte de l'époque.




Cette année, j'ai également lu Robinson Crusoé de Daniel Defoe. Je ne vous cache pas que je m'attendais à lire un roman véritablement assommant. Et pour une fois, j'ai eu une bonne surprise.
Robinson Crusoé raconte donc la vie d'un marin qui après avoir voyagé en Amérique du Sud et vécu quelques drôles de mésaventures, va faire naufrage sur une île déserte
 
Malgré quelques longueurs, ce roman écrit sous la forme d'un journal est agréable à lire, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Tout d'abord, j'ai découvert une partie de la vie de Robinson que je ne connaissais pas : le naufrage n'intervient pas tout de suite dans le roman, et il se passe avant beaucoup de choses peu connue. De même je ne connaissais pas réellement la fin du roman qui m'a agréablement surprise.
C'est aussi un ouvrage très intéressant quand on le remet dans le contexte de l'époque. En effet, on y observe la relation que tisse Robinson avec Vendredi, sa certitude de supériorité, et ses pensées vis à vis des autres cultures. On découvre ainsi de façon immersive les pensées et convictions effrayantes européennes du XVIIIème siècle. Robinson Crusoé est donc une lecture très instructive, si l'on arrive à prendre suffisamment de recul pour replacer l'ouvrage dans son époque.





Toujours dans le cadre d'une séquence sur les réécritures, j'ai également lu cette année La Machine Infernale de Cocteau.
C'est une pièce de théâtre qui reprend le mythe d'Oedipe, de son arrivée à Thèbes, jusqu’à sa déchéance. 
 
L'histoire est très prenante et passionnante ! C'est une pièce de théâtre que l'on dévore littéralement (on en oublierait presque que ce n'est pas un roman). En la lisant j'avais du mal à m'arrêter même si je connaissais déjà la fin !
C'est aussi une pièce très moderne, que ce soit dans le style d'écriture que dans l'histoire en elle-même. L'auteur reprend en effet les éléments et personnages du mythe qu'il modernise, pour un résultat très réussi ! 
En somme, j'ai adoré cette lecture ! 







Après La Machine Infernale, j'ai donc enchaîné avec Oedipe Roi de Sophocle (la pièce qui a inspiré Cocteau). Et cette fois, on change complètement de registre pour se plonger dans une pièce de théâtre antique.
Oedipe Roi raconte également l'histoire d'Oedipe mais en se focalisant uniquement sur la fin de son règne. C'est donc une version différente du mythe. 
 
Cette pièce est avant tout une véritable enquête. D'abord enquête policière, elle évolue pour devenir une enquête sur l'identité d'Oedipe. Cette évolution et les recherches entreprises sont intéressantes à suivre, mais je n'ai pas été happée par l'histoire. En effet, c'est une pièce de théâtre assez difficile à lire, du fait de la tournure compliquée des phrases et de la présence inhabituelle d'un « chœur antique ». Néanmoins, la plume de Sophocle, très lyrique, est tout de même très belle.










J'ai ensuite également dû lire Gargantua de Rabelais. Ce roman raconte la vie de Gargantua, un géant qui va prendre part à la guerre contre un certain Picrochole. 

Autant vous dire de suite que cette lecture a été très laborieuse. Je me suis forcée à lire ce roman rapidement (pour en être débarrassée plus vite …). En effet, le style de l'auteur est difficile et n'est pas du tout actuel (ce qui est normal pour une œuvre du 16ème siècle me direz-vous). De plus, le début du roman est plutôt particulier avec un humour scatologique très marqué (qui s'efface un peu néanmoins par la suite). Rabelais nous gâte de longues descriptions sur les jeux, les habits, l'alimentation, etc, de Gargantua, ce qui n'est pas toujours très passionnant. Pour être claire, je n'ai pas aimé.
Si je n'aurais pas étudié ce livre en classe, je crois bien que j'aurais très vite oublié beaucoup d'éléments de l'histoire. Et c'est aussi justement le fait de l'avoir étudié qui m'a fait comprendre l’intérêt de cette œuvre ! La séquence sur ce roman s'est révélée passionnante et m'a fait découvrir la portée des propos de Rabelais ainsi que ses idées humanistes.
Petit plus : l'édition dans laquelle j'ai lu Gargantua comportait à la fois le texte en vieux français sur une page et la traduction sur une autre, ce que j'ai adoré, puisque cela permet de découvrir notre langue telle qu'elle était à cette époque (et croyez-moi c'est parfois à peine compréhensible) !






J'ai aussi lu cette année, Discours de la servitude volontaire de La Boétie, un court ouvrage du 16ème siècle. L'auteur y exprime ses idées et son point de vue sur l'asservissement volontaire des hommes aux tyrans (ou à toute forme d’autorité supérieure). 
 
La réflexion qu'il mène est intéressante et extrêmement d'actualité. Quand on voit les propos qui sont tenus, on a du mal à croire que ce texte a été écrit en 1576 (qui plus est, par un auteur de 18 ans). C'est vraiment moderne !
Mais, bien que ce soit un texte très court, j'ai été longue à le lire. En effet, j'avais du mal à suivre car on lit le cours des pensées de La Boétie , qui passe souvent du « coq à l'âne ». De plus, pour appuyer ses idées, il utilise beaucoup d'exemples : de peuples et de rois divers, qui ont eu tendance à me perdre dans ma lecture, pour que finalement, j'ai le sentiment d'avoir oublié ce qui avait été dit … Heureusement, le fait de l'étudier m'a tout remémoré et m'a permis de mieux saisir les idées de l'auteur.








Je me suis cette année, aussi attaquée à 1984 de George Orwell, un classique de la littérature. J'avais déjà lu Le Meilleur des Mondes, j'avais donc hâte de voir ce que me réservait son « alter ego ». 1984 nous conte l'histoire de Winston un homme qui vit dans le Londres de 1984. Son monde est régit par Big Brother, qui voit tout et sait tout … ainsi, le seul endroit dans ce monde où vous êtes libres, c'est dans votre esprit.
 
En refermant ce roman, on se demande ce que l'on vient de lire. On ne ressort pas indemne de cette lecture ! D’emblée Orwell nous plonge dans un univers noir, effroyable et sans espoir. En compagnie de Wintson qui a conscience de l'horreur du monde dans lequel il vit, nous découvrons peu à peu toutes les facettes de cette société.
A travers cette histoire Orwell mène une réflexion passionnante sur le totalitarisme qu'il pousse à l'extrême. C'est effrayant !
La troisième partie du roman a été une sacrée claque, et parfois tellement dure à lire que je devais m'arrêter et faire des pauses pour souffler !
Et la fin … à l'image du roman, c'est une fin qui vous glace !
C'est donc une lecture forte et poignante. Pour moi Orwell réussit son pari en nous plongeant au plus profond de l'effroi, dans un univers et une histoire sans pareil.





On arrive presque au bout, je vous le promet !
J'ai aussi lu cette année, L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde, de Stevenson.
J'ai eu du mal à me lancer dans ce roman, mais une fois dedans je l'ai lu très rapidement. Stevenson nous plonge ici dans une mystérieuse histoire, racontée du point de vue d'un notaire, qui va enquêter sur son ami le Docteur Jekyll et son lien avec un mystérieux individu du nom de Hyde. 
 
Cette lecture n'est ni excellente, ni mauvaise. En effet, je n'ai pas spécialement adoré, mais je n'ai pas non plus passé un mauvais moment. La plume de Stevenson est assez difficile à lire, mais l'on s'y fait assez rapidement, et ce court roman ce lit finalement plutôt facilement.
L'enquête en-soi n'est pas passionnante, car cette histoire est tellement connue, que l'on sait déjà la fin … (dommage !). Il n'y a donc pas de surprise ! Néanmoins, cette ambiance sinistre, dans le Londres du XIXème siècle, que nous dépeint Stevenson, est très particulière et fait sortir ce roman de l'ordinaire.









Enfin, j'ai lu le recueil de poésie Les Cahiers de Douai de Arthur Rimbaud.
Les poèmes de Rimbaud n'étaient pas les poèmes qui me touchaient le plus, et je n'en connaissais pas tant que ça, avant cette lecture. 
Les avoir étudiés m'a vraiment fait découvrir le personnage de Rimbaud. J'ai pu découvrir l'adolescent fantaisiste et révolté à travers ses poèmes et je crois bien être totalement en admiration devant lui maintenant ! Sa poésie est moderne, provocante, dure, belle, étonnante et audacieuse !
Si je ne trouvais pas les poèmes de Rimbaud spécialement magnifiques à ma première lecture de ce recueil, après les avoir étudiés, j'ai pu comprendre tout leur génie