
Bref,
trêves de bavardages.
Ma
première lecture pour les cours cette année n'a été autre que
Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. Ce classique de la
littérature anglaise nous plonge dans la lande au XIXe siècle. Là-bas, nous allons
suivre l'histoire d'une famille : Mr Earnshaw, rentre un jour
de voyage et ramène avec lui Heathcliff, un jeune bohémien.
Heathcliff va tomber amoureux de Catherine, la fille de Mr Earnshaw.
Seulement, les années s'écoulent, et méprisé de tous, Heathcliff va
décider de se venger. S’ensuit, une longue vengeance
impliquant, sur plusieurs générations, tous
les membres de la famille Earnshaw.
Ce
livre est pour moi une merveilleuse lecture.
L'histoire est tout d'abord originale et unique en son genre, on
prend un vrai plaisir à suivre les nombreux personnages sur
plusieurs années. Les personnages sont d'ailleurs très
intéressants, on découvre petit à petit toute leur psychologie
et c'est un vrai régal ! Ce roman, mêle aussi plusieurs
histoires d'amour complexes, dont
on veut absolument connaître l'issue. En somme, c'est un roman
riche, complexe, intéressant aux
personnages qu'on peut difficilement oublier. L'auteure manie à
merveille l'écriture et a choisi un mode de narration original. Le
petit bémol, c'est qu'il y a tout de même quelques longueurs.
Et si je peux vous donner un conseil : en commençant cette lecture ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à comprendre qui est qui, tout s'éclaire au fil de l'histoire !
Et si je peux vous donner un conseil : en commençant cette lecture ne vous inquiétez pas si vous ne parvenez pas à comprendre qui est qui, tout s'éclaire au fil de l'histoire !

Je
dois avouer avoir vraiment eu du mal à lire ce roman. Je pense tout
d'abord mettre fait énormément d'idées : je m'attendais à
lire la véritable lutte d'un médecin contre la peste, et bien non.
Si Rieux lutte contre la Peste, ce n'est pas de la façon héroïque que
j'attendais mais d'une façon beaucoup plus réaliste, et donc peu riche en actions. Ce n'est pas un problème en soi, bien sûr, mais tout de même ...
J'ai
vraiment eu du mal à accrocher également parce que la
narration reste très extérieures aux personnages auxquels on ne
peut donc s'attacher. Après une lecture de 300 pages, je n'avais pas
l'impression de connaître beaucoup plus le personnage principal.
L'histoire en elle-même ne m'a pas passionnée, cependant certains
passages sur la progression de la peste sont très
intéressants. Les
descriptions sont saisissantes,
et la maladie est abordée d'un point de vue qui me semble très
juste et très réaliste. J'ai pourtant le sentiment d'être
clairement passée à côté de quelque chose.
Le
dernier roman dont je vais vous parler dans cet article n'est autre que Réparer
les vivants de Maylis de Kérangal. Vous en avez peut-être
entendu parler car il a été adapté au cinéma il y a peu. Ce roman
raconte l'histoire de Simon Limbres un jeune homme qui va être
victime d'un accident de la route.
C'est aussi l'histoire d'une transplantation
cardiaque, qui va tisser des liens entre les personnages.
Mon
avis sur ce roman est vraiment très mitigé.
J'ai été longue à le lire car l'histoire en elle même est assez
lente (même si le roman se passe en 24 heures). J'ai trouvé
beaucoup de passages ennuyeux,
bien que je sache que leur but ne soit pas vraiment de tenir le
lecteur en haleine.
La
narration est originale, on alterne le point
de vue d'énormément de personnages, et si parfois c'est
vraiment très intéressant, c'est aussi parfois ennuyeux … En
effet, j'ai beaucoup apprécié avoir le point de vue des parents de
Simon ; ce sont d'ailleurs les passages pour moi où il se passe le
plus de choses, mais aussi les passages les plus émouvants.
Cependant on va avoir le point de vue de personnages très
secondaires. Ainsi, des chapitres sont entièrement consacrés à
leur vie sans que celle-ci soit spécialement passionnante et qu'elle apporte quelque chose à l'histoire.
L'auteure
a un style particulier, assez difficile à
lire. Les phrases sont
longues, les dialogues rares
et insérés dans le récit de façon étrange (je ne saurais vous
expliquer). Mais c'est justement le style de
l'auteure qui porte ce roman, et si à ma première
lecture je n'ai pas su l'apprécier, le
fait d'avoir étudié certains passages en détails m'a permis de
mieux comprendre cette plume.
Maylis
de Kérangal mène également des réflexions
sur des sujets intéressants. Elle fait apparaître le
cœur
comme le personnage central de l'histoire et ainsi nous amène à
nous interroger sur cette organe et sur sa symbolique.
En
somme, ma lecture de ce roman a été longue, assez laborieuse, et
parfois ennuyeuse (je ne vais pas m'en cacher), mais le fait de l'avoir étudiée en classe m'a fait voir ce roman sous un nouvel angle.